Ce forum est verrouillé, vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.
Raïda Daïnami
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Feuille de personnage
Level: A
Race de Monstre:
Karma:
100/200  (100/200)
Messages : 16
Date d'inscription : 28/01/2017
MessageSujet: Raïda Daïnami Dim 29 Jan - 2:14

DAÏNAMI RAÏDA


† Nom(s)
► Daïnami ( Écrit avec les kanji "grand" et "vague".

†  Prénoms(s)
► Raïda 

†  Surnoms(s)
► Dynamic-san/chan (référence à la prononciation de son nom de famille et à sa nature dynamique, justement)

†  Âge
► 21 ans (réels)

† Sexe
► Femelle ♀

† Race
► Samebito

† Origines & Nationalité
► Japonaise pure souche, a passé son adolescence en Grèce.

† Orientation Sexuelle
► Jack Harkness

† Situation amoureuse
► Éternelle célibataire

† Ancien du Lycée Yôkai
► Non

† Statut
► Élève en deuxième année à l'université

† Objectif(s)
► Devenir cheffe d'une entreprise de pêche industrielle et considérer ses employés comme son harem personnel. Motivée également par de nobles intentions, puisqu’elle souhaite surtout faire respecter les régulations imposées par l'ONU pour sauver certaines espèces menacées par la pêche intensive. Et pour cela, elle doit devenir influente dans le milieu. 

† Alignement
► Bienveillante || Adore les humains

Autres
► Aussi difficile à saisir que la dualité quantique onde/corpuscule   

{Image 250*300}


Aspect Physique


« Raïda est une belle prise, pour peu que vous ayez la force de remonter ses cent cinquante et un kilos au bout de votre ligne. 
En effet, même si les rondeurs de la belle sont plus que remarquables, cela ne justifie pas vraiment son poids. Le fait est que son corps stock les graisses d'une certaine manière ; aussi, le tissu adipeux est aussi dense que le tissu musculaire et pèse donc bien plus lourd pour une masse équivalente. 

Surtout que les largesses de la demoiselle ne sont pas compensées par une grande taille vu qu'elle ne mesure qu'un mètre soixante-quinze. Ce qui peut-être grand pour une japonaise, mais qui reste petit en terme de rapport taille/masse. Cependant, son corps est considéré comme en très bonne santé selon les standards de sa race. D'ailleurs, parlons de ses particularités physiques. Outre sa silhouette humanoïde, elle dispose de dents pointues typique des piscivores, d'ailerons protégeant ses oreilles et ornant son crâne en lieu et place d'une quelconque chevelure. Son long appendice caudal, qui ajoute pas mal à son poids, et aussi parcouru d'ailerons, de sa base jusqu'en son centre, et se termine comme une queue de requin. Elle représente également un puissant outil de natation, combinant puissance et agilité. 

Côté couleurs, sa peau et d'un gris bleu qui n'est pas sans rappeler la couleur des baleines bleues, même si la texture de sa peau se rapproche plus de celle des dauphins. Ses yeux, très particuliers, peuvent changer de couleur selon ses émotions. Par défaut, ils sont généralement jaunes dorés. Il est également bon de constater qu'elle dispose de mains et de pieds palmés. Palmes qu'elle peut déployer ou rétracter à loisir selon l'usage qu'elle a de ses membres. L'évolution concerne également les yokai après tout. Côté vêtements... c'est à dire lorsqu'elle est vraiment obligé d'en porter, elle saute généralement dans une salopette. Tout juste à sa taille sous sa forme de samebito, mais un peu lâche sous sa forme humaine. 

D'ailleurs, cette forme-ci, obligatoire pendant les cours, a le mérite d'être plutôt réussie, si l'on considère le peu d'intellect dont fait preuve la demoiselle.  »



Samebito


Cette race antique de yokai purement japonnais, dont le nom signifie littéralement "homme requin", et généralement amicale et même plutôt bienveillante. Connue pour jouer des tours au personnes mauvaises et à venir en aide au gens de bonne volonté, parfois en leur imposant des épreuves, cette espèce fait partie du folklore au même titre que ses cousins les kappas.

Aquatiques, bien évidemment, ces yokais aimeront autant l'eau douce que l'eau salé. Cependant, comme beaucoup, cette race s'est divisée en sous-espèce toutes différentes, et les spécificité dont nous parlerons seront propre à la branche de laquelle provient Raïda. Donc. Cette dernière est proche du dauphin de part le fait qu'elle soit une mammifère (qui possède des mamelles donc. Personne dira le contraire.) ayant simplement besoin de rester hydratée pour survivre et possédant des poumons, ainsi que d'une durée d'apnée de plus de trente minutes. 

Si ce n'est les yeux qui brillent dans le noir et changent de couleur selon l'émotion du moment, cette race ne comporte aucun pouvoir magique. Cependant, ces créatures ont pour elles une force physique aberrante, une grande souplesse, ainsi qu'un métabolisme leur permettant d'atteindre un poids conséquent sans être plus massif que cela. Quiconque a un jour énervé un samebito, a finalement compris pourquoi les catégories de boxeurs se décident sur le poids, et non sur la taille. 
Et pour illustrer davantage cette race, il convient de raconter une petite histoire très connue au sein des temples shinto bordant les rivières. 

Il était donc une fois un grand samuraï, ayant remporté moult duel ainsi que de nombreuse bataille pendant la grande guerre qui opposa la shogunat aux rébellions des divers clans indépendants souhaitant s'emparer du pouvoir désormais affaibli pas de nombreux drames au sein de la cours impériale.
Ce grand samuraï du nom de Sosuke se vantait de ses victoires, de sa gloire, de son honneur et de la puissance de son sabre. Et chacun l'écoutait, chacun le respectait, et nul n'osait plus jamais le défier en duel. 
Mais un jour, alors qu'il traversait un pont qu'il devait absolument emprunter pour rejoindre sa maison, une étrange créature, mi requin mi humaine, surgit devant lui. Par réflexe, Sosuke porta la main à la garde de son sabre et se tint en position. Il avait entendu parler de ces samebito, ces créatures à la peau dure et à la force démesurée. Cependant, il avait confiance en son sabre et en son adresse, et il estimait pouvoir pourfendre ce monstre quel que soit sa force. 
Cependant, l'étrange yokai se tourna simplement vers le samuraï et le regarda droit dans les yeux, ses pupilles scintillantes, luisant d'un jaune vif et doré plein de vigueur. 

"Bonsoir noble samuraï." déclara le sametobi. "Tu rentres tard et tu as bu ton saoul de sake dans la maison de passe de laquelle tu sors, il me serait facile de te dévorer." 

"Monstre ! N'importe quel défi, n'importe quel duel, je le relèverais, et tu devras regretter tes paroles !" 

"Ainsi as-tu parlé samuraï ! Si tu tiens à ton honneur, respecte tes propos. Reviens ici demain matin, lors du premier tour de la garde qui traverse ce pont, et tu trouvera ton adversaire. Et s'il parvient à te toucher ne serait-ce qu'une seule fois, tu devras avouer ta défaite !" 

Sosuke approuva alors le duel, convaincu de pouvoir vaincre n'importe quel créature d'un seul coup de son sabre. 
Il se rendit donc le lendemain matin, avec une certaine gueule de bois, jusqu'au pont sur lequel il avait rencontré le yokai. 
Et la-bas, ce qu'il rencontra fut une sorte de petite créature inoffensive. Une sorte de bébé en réalité, de jeune yokai appartenant surement à la race de celui qu'il avait rencontré hier soir. Il pensait dors et déjà à pourfendre ce vil rejeton, mais soudainement, la première garde vint prendre son poste autour du pont, saluant le samuraï avec respect. 
Ce dernier, coincé face à un public attendant de lui un certain comportement digne et une certaine noblesse. Il ne put donc pas décemment laisser un bébé posé simplement là dans ses langes sur le bord d'un pont, et le prit entre ses bras, cherchant des yeux son véritable adversaire. Cependant, le bébé dans ses langes s'avéra être le samebito d'hier soir, qui reprit subitement sa forme réelle, profitant de l'étonnement du samuraï pour le frapper gentiment en plein visage. Et ce jour là, comme gage d'avoir perdu son pari, Sosuke dû admettre sa défaite et payer ses respects aux samebito occupant la région à chacun de ses passages sur le pont.
En effet, la force ne signifie rien si elle peut être trop simplement déjouée. 
Les samebito possèdent toute la force dont ils pourraient rêver, et n'ont donc pas à s'embêter de la démontrer ou de s'en vanter. La morale de l'histoire, c'est qu'il faut toujours continuer de se battre pour obtenir ce qui nous fait défaut, et non pour renforcer vainement ce qui nous est déjà pleinement acquis.

†Points faibles ►
-Besoins fréquents de s'hydrater
-Intellect limité
-Prévisible
-Vulnérables à la magie (ne possédant pas d'affinité avec cette dernière)  

†Points forts ► 
-Force physique ahurissante
-Bien plus lourde qu'elle n'en a l'air
-Bonne capacité d'improvisation 




Mental & Caractère


Le mental de Raïda ressemble à la théorie quantique de l'intégrale de chemin, empruntant plusieurs voies en même temps tout en prenant une seule et même direction. Elle peut être incohérente avec elle-même parfois, comme si sa philosophie de vie était de traiter au cas par cas tout en suivant pourtant une doctrine directrice qui pourrait ressembler à du carpe diem bête et méchant. Cependant, la complexité de la demoiselle n'est qu'illusoire, car elle sait très exactement ce qu'elle pense, et n'en démordra pas, et sait très exactement ce qu'elle veut, et en démordra encore moins. Et ce qu'elle veut, c'est profiter de tout ce qu'elle peut trouver et qui attire son attention. Nourriture, boissons, activités, personnes, pratiques diverses... tout ce qui attise son intérêt sera consommé par elle, et surtout s'il s'agit d'érotisme, voir plus si affinité. Et pour avoir passé une partie de sa vie en Grèce, la demoiselle a appris à saisir deux notions distinctes : l'eros, et le phillia. Le premier étant le plaisir d'un contact physique, et le second un plaisir purement affectif. Et elle décompose l'un et l'autre, capable d'aimer un contact sans ressentir d'affection, ou l'inverse, tout en étant la signification même de l'érotophilie. En effet, elle tire un (trop) grand plaisir du moindre contact, du moindre signe d'affection, et on pourrait croire qu'elle en fait un peu des caisses. 

Cependant, elle est simplement née ainsi, capable de ressentir un grand accomplissement affectif rien qu'en tenant la main de certaines personnes, ou d'être extrêmement excitée par une caresse qui se voulait innocente. Si elle se contrôle ? Évidemment. Mais elle a tendance à ne pas apprécier la retenue ou l'abstinence. Aussi, elle est devenue une jeune adulte faisant preuve de très peu de pudeur et de beaucoup (trop) de franchise, surtout pour une culture sociale telle que celle du japon. Comme cette fois où elle s'est levée en plein cours et à déclarer à voix haute qu'elle emmenait son camarade à l'infirmerie. Ce dernier a bien protesté en disant qu'il se sentait très bien, mais Raïda ne s'est pas démontée et lui a déclaré devant tout le monde qu'elle voulait simplement jouer au docteur avec lui et que c'était urgent. Sinon, elle ne pourrait pas se concentrer sur le cours. Et comment aurait-il pu refuser ? Elle le tenait par la main et il avait besoin de ses phalanges intactes. En outre, la demoiselle est bienveillante et profondément généreuse derrière ses airs sans gêne et égoïste. 

Raïda peut en effet être assez bruyante, trop démonstrative et sans doute aussi échapper au sens des réalités, mais sa volonté de bien faire possède l’étonnante capacité de gommer ou même de compenser la plupart de ses défauts. 
Son côté pervers peu en rebuter plus d'un parmi les garçons les moins à l'aise, mais surtout parmi les demoiselles de toutes sortes. 
Cependant, elle n'a rien d'une délinquante, et encore moins lorsqu'il s'agit de choses aussi sérieuses. 
Même s'il lui est arrivé d’entraîner de force l'un ou l'autre de ses camarades dans sa chambre ou même dans un placard à balais, ou à l'infirmerie, elle a toujours su distinguer un refus catégorique d'un simple accès de timidité. Aussi, malgré son caractère très dynamique et sa capacité de jugement très à l'emporte-pièce, elle n'a jamais eu de problèmes de ce côté là. 
Cela n'empêche cependant pas les rumeurs de circuler, et cela, elle y peut rien. 

Il est également important de noter son rapport à la nature. Et il est important de faire la part des choses. Raïda n'est pas une écologiste extrémiste donneuse de leçon, elle est juste très intimement liée aux milieux naturels, et surtout aquatiques. 
Ainsi, elle deviendra très sérieuse en ce qui concerne les questions d'environnement, et sur tous les comportements adoptés envers la nature par les personnes qui l'entourent. Aussi, elle est capable de se montrer particulièrement sévère et va même jusqu'à agir physiquement contre un comportement qu'elle juge inapproprié ou destructeur pour l'environnement. 

Mais qu'est-elle vraiment ? Cette demoiselle qui semble excessive en toutes choses, toujours à la limite de l'acceptable et de la bienséance, flirtant sans cesse tant avec ses amants qu'avec les limites du socialement acceptable. 
Et bien en réalité, la femme requin est profondément seule, et sa manière d'aller systématiquement vers les autres, de manière parfois agressive, n'est jamais qu'une autre manière, plus détournée, de protéger le fond véritable de ce qu'elle est, de sa personnalité. Mais pourquoi un tel blocage ? Une telle barrière ? C'est pourtant simple à comprendre dans le fond. Pour Raïda, la notion de se laisser aller, de se relâcher et de laisser parler ses sentiments n'a jamais été synonyme que de catastrophes et d'excès inacceptables. 
Toute une partie de son éducation ayant consisté à assimiler l'idée qu'elle recelait quelque chose de profondément anormal en elle, une chose qu'elle ne devrait jamais pleinement laisser s'exprimer. Aussi, elle s'est inconsciemment condamnée à vivre en portant des chaines, un masque de fer qu'elle a fini par oublier, au poids duquel elle a fini par trop s'habituer pour se souvenir qu'il existe et qu'il alourdit son âme. Mais peut-être un jour rencontrera-t-elle la personne capable de la libérée, sans pour autant qu'elle n'ai à en subir de terribles conséquences. 

Pourtant, dans la vie de tous les jours, la demoiselle est extrêmement détachée de cette profondeur et de cette complexité, et elle sait atteindre des états de bien être et de détente, un peu comme un poisson qui finit par s'habituer à la vie en aquarium et ne se sent plus tellement enfermé. 

La grande question étant de savoir si elle est capable, en, l'état actuel des choses, de trouver un équilibre suffisant dans vie qui la rendre sincèrement heureuse. Ces chaînes seront-elles nuisibles à une vie épanouie ? Ou se révéleront-elles au contraire salutaire et même indispensable pour le bien-être de la samebito ? Seul l'avenir nous le dira, au fil des rencontres et des interactions que pourra mener la demoiselle lors de sa deuxième année d'études, pour la première fois dans cette nouvelle université. La première ayant surtout validé le fait que le peu de retenu dont elle sait faire preuve et d'une absolue nécessite pour le bien être du campus et de beaucoup de monde. 

On pourrait même dire, sans avoir peur de trop exagérer, que Raïda est un yokai pour les yokai. Une métaphore de ce que doit chaque jour accomplir un monstre pour se fondre dans la masse des humains. Refréner ses pulsions, faire attention à chacun de ses gestes, et vivre avec cette sensation de devoir se mettre sois-même à l'écart des autres dans le but de leur épargner l'une ou l'autre chose. Allons même plus loin, et demandons nous si, yokai ou non, le fait de s'auto-réprimer n'est pas une tare sociale généralisée qu'il convient pourtant d'alimenter chaque jour afin de pleinement s'intégrer dans une machinerie sociétale friande d'uniformisation ? Serait-ce nihiliste de le penser ? 

Non, car il s'agit d'un fait dont on ne peut nier l'indispensable recours. Cependant, grâce à la modernisation des mœurs et aux personnes capables de crier leurs différences au-delà de leurs masques de fer, il existe de nos jours milles lieux et mille façons d'assouvir ses fantaisie les plus inavouables, et Raïda n'est certes pas étrangères des maid cafés à thèmes, des bars à hotoko geisha du quartier de Shibuya, des salles d'arcades ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre, des chaînes de restaurations fantasques faisant l'apologie de l'empiffrement, et autres lieux de "débauche" près à exalté l'un ou l'autre des sens à fleur de peau (de requin) de la demoiselle, afin de la laisser se déchaîner l'espace d'un instant, de temps à autre, afin que le frustration ne fasse pas d'elle un monstre et qu'elle conserve sa profonde gentillesse et sa nature paisible. Finalement, le monde est bien fait en ce qui concerne Raïda.

† Matières Favorites ► 
-Sport (natation surtout)
-Cuisine
-Sciences économiques (et oui, un rêve ça se réalise)
-Arts

† Matières Détestées ►
-Math
-Sociologie
-Philosophie
-Littérature
-etc...



Histoire



Raïda fut élevée au japon de sa naissance jusqu'à ses seize ans, âge auquel elle fut envoyer en Grèce, plus précisément sur l'île de Mykonos, rejoindre un lointain côté de sa famille qui s'était depuis longtemps installée en Europe. Pourquoi ce long voyage pourrait-on se demander ? Hé bien pour une raison que nous avons déjà évoquée : l'érotophilie de la demoiselle. En effet, il semble évident qu'il s'agit d'une chose très difficile à gérer pour une adolescente. Encore, dans sa tendre enfance, où elle plus affectueuse et réclamait plus de câlins que les autres enfants, ça n'était pas alarmant. Cependant, avec l'arrivée de l'adolescence et les nouveaux instincts que cela réveillait... il fallait y faire quelque-chose. C'est donc la-bas que Raïda travailla très dur dans les champs d'oliviers, goûta à toutes les gastronomies locales, nagea dans les océans les plus bleus, vécu une aventure interdite avec un cousin éloigné, et découvrit tant d'autres choses de la vie sous l’œil bienveillant d'une famille bien plus stricte et sévère que celle dans laquelle elle était née, ce qui lui permit d'acquérir une certaine discipline qui lui fut salutaire. 
De retour au japon, elle retrouva ses parents et continua de grandir assez normalement, jouant assez souvent les baby-sitters pour un jeune couple de voisins kappas. Et ainsi se déroula sa petite vie faites de gentils excès et de dérives sans conséquences. La luxure, mais dans une certaine mesure, telle est la vie pleine de paradoxe de notre samebito. Et un jour qu'elle se demandait comment réaliser ses rêves et voir toujours plus loin dans son besoin de croquer la vie à pleines dents (qu'elle a pointues), elle tomba par hasard sur un duo d'étudiants en vacances qui parlaient d'une certaine académie Shinsei qui ouvrirait bientôt. La demoiselle étant inscrite dans une fac de province un peu naze, elle fut intéressée par la nouvelle. Après un interrogatoire poussé grâce à des méthodes de persuasions très légales mais très efficaces... mais que la morale peut réprouver, Raïda sut enfin tout ce qu'elle avait besoin de savoir et décida qu'il était temps pour elle de vraiment commencer à travailler à la réalisation de ses rêves. Elle changea donc d'école pour se rendre à Shinsei et participerait à l'excitante vie universitaire qui lui était promise.
Sa première année passée ici se déroula à merveille et elle se créa beaucoup de souvenirs, installant rapidement sa terrible réputation à travers le campus, devenant une sorte de légende parmi les étudiants de l'université et une créature quasi mythologique chez les lycéens. Cependant, les légendes urbaines disaient vrais, et l'imposante et charismatique Raïda Daïnami, surnommée Dynamic-san par les élèves comme par les professeurs, est de retour pour une nouvelle année riche en nouvelles découvertes.
Mais quelles sont les conséquences d'un tel train de vie ? Quelle est donc cette réputation que Raïda s'est bâti tout au long de cette année à peine entamée, parfois malgré elle ? C'est une longue histoire qui appartient au passé désormais, mais il est important qu'elle soit contée. 

C'était donc une belle journée printanière, saison de la rentrée japonaise pour les étudiants de tous horizons et période de fleuraison des cerisiers.
La météo était idéale sous le kekaï de la Shinseï, en tous cas, tant et si bien que la samebito se demandait si cette dernière n'était pas maintenue de manière artificielle, ce qui la troublait un peu, elle qui appréciait tant la nature. Cependant, elle n'avait le temps d'y penser trop et haussa les épaules, traînant derrière elle une impressionnante quantité de bagages qu'elle tenait d'une main, avec une certaine nonchalance, comme une gamine traînant simplement une luge derrière elle. 
Le plus remarquable fut son ascension dans les escalier des dortoirs, son lourd fardeau produisant un bruit infernal contre les marches de pierre. Cependant, elle ne semblait pas s'en inquiéter et continuait de monter avec le sourire, ayant hâte de découvrir l'endroit où elle allait vivre seule. Seule pour la première fois de sa vie d'ailleurs, ce qui était la promesse de davantage de liberté, chose qu'elle appréhendait avec l'eau à la bouche. Littéralement. 
Lorsqu'elle arriva à l'étage de sa chambre, elle continua sa course dans le couloir, son lot de bagages traînant à présent sur la fine moquette posée au milieu du chemin et produisant bien moins de bruit. 
Soudain, une mince silhouette se dessina dans l'encadrement d'une porte, éclairée à contre-jour, une silhouette de star de cinéma se dessinant dans le halo lumineux. 

"Alors c'est toi la nouvelle ?" demanda l'inconnue, très frontale. "Je te préviens, c'est moi qui fait la loi ici ! Et entant que succube de rang supérieur, je suis la seule autorisée à recevoir des garçons dans ma chambre ! Car vois-tu, mon insatiabilité est la preuve de mon immense pouv- humpf !" 

La pauvre demoiselle, qui ne savait apparemment pas à qui elle avait à faire, vit sa diatribe impérieusement ignorée sans même un regard, et fut brutalement interrompue par une énorme main palmée qui se planta en plein milieu de son visage et se resserra subitement. Et la poigne de la samebito était telle qu'elle traîna la succube derrière elle comme si elle était un nouveau bagage. D'ailleurs, le regard de la femme requin ne se détourna pas de son objectif, la porte de sa chambre, et ses yeux jaunes vifs prirent une teinte légèrement rosée. Elle et ses idées fixes... 

"Efpèfe de fauvave ! Relaffe moi pou beu fuite !" articula l'inconnue de son mieux avec une main palmée au milieu du visage.

"Ne fais pas ta louve alpha avec moi. Je vais m'occuper de ton problème d'insatiabilité pour qu'on fasse connaissance." répondit l'imposante demoiselle en entraînant la succube dans sa chambre, en même temps que ses bagages. "Tu aimes le thé ?" 

"Qfwa ?? N-non ! A-arrêpe ! V-ve fui pas p-prêpe !" bafouilla l'inconnue en se débattant, prise de panique et rougissante jusqu'aux oreilles. "Refpecte ta fenpaï !" ajouta-t-elle. 

"Oh, mais je vais te respecter, tout plein tout plein ! ♪" chantonna Raïda en entrant dans sa chambre avant de bien verrouiller la porte derrière elle.

La samebito avait souvent entendu parler de ce type de yokai européen, mais n'en avait jamais croisé en Grèce, surtout pas sur l'île de Mykonos. Alors en entendant le terme 'succube', elle s'était littéralement saisi de l'objet de sa curiosité sans poser davantage de question. Après tout, elle semblait suffisamment vive et sûre d'elle-même pour assumer ses provocations, donc l'imposante demoiselle se sentait dans son bon droit.
Ce jour là, et jusqu'au crépuscule, beaucoup d'étudiants affirmèrent avoir entendu des cris étranges. Après ce fait divers d'ailleurs, il semblerait qu'une certaine succube tyrannique, frustrée par sa libido trop développée, devint beaucoup plus sage et abordable par la suite, comme si elle avait enfin trouvé un exutoire à ses sautes d'humeurs. 

Une autre rumeurs prétend que l'on peut observer une certaine femme requin qui se tient complètement nue et sous sa forme de monstre par, ne regardant par la fenêtre du club de peinture certains soirs. Rumeur qui s'est rapidement vérifiée par la suite. En effet, le président du club avait récemment réussi à recruter suffisamment de membres pour enfin faire accepter sa demande de financement. Cependant, il avait réussi à faire ces recrutements sur la base d'une promesse un peu fallacieuse : celle de proposer un modèle pour des scènes de nus. Il avait même garanti qu'il s'agissait d'une fille avec de belles formes. Dépité, le président du club se mordit les doigts de remords chaque midi à la cafétéria devant son bol de ramens au curry... Jusqu'au jour ou une demoiselle particulièrement affamée fit le tour de la table pour venir lui réclamer la nourriture qu'il semblait délaisser. Cette demoiselle était d'allure lambda, avec une coupe de cheveux étrange, habillée simplement d'une salopette, et semblant boire en permanence dans une gourde équipée d'une paille. Cependant, malgré sa forme humaine plutôt standard, le siège sur lequel elle s'asseyait semblait grincer, comme à la limite du poids qu'il pouvait supporter. 

"Qu'est ce qui te tracasse beau gosse ?" demanda la demoiselle en entamant le bol de nouille du jeune homme. 

"Je... j'ai menti pour sauver mon club, et je ne peux pas tenir ces fausses promesses... Je pensais que mentir n'était pas grave du moment que ça devenait une vérité avant découvert, mais j'avais tord...!" déclara-t-il d'une voix tremblante. 

Le président de club enfouit alors son visage entre ses mains et soupira profondément, sa carrière d'artiste désormais entachée, sa réputation bientôt brisée.

"Hein ? Slurrp, t'as promis quoi ?" demanda la demoiselle entre deux aspiration de nouilles bien cuites. 

"C'est stupide, mais j'ai promis aux gars que l'on aurait une jolie femme qui poserait nu pour nous... je ne suis qu'un misérable." 

"Sluuurp... Ahhh...!" soupira la demoiselle, satisfaite de son excellent repas. "Ah, ok. J'veux bien le faire. Du moment que tu me paies des ramens." ajouta-t-elle d'un air naturel. 

Et c'est à ce moment précis que le président du club de peinture regagna espoir, et qu'une lueur nouvelle brilla dans ses yeux. Et depuis ce jour, une bonne partie du budget de ce club partit dans d'étranges frais annexes dont les reçus étaient signés par la cafétéria. Ainsi, la légende était née.

Une autre légende urbaine, qui cette fois-ci inspirait plutôt la crainte que le respect, raconte l'histoire d'un monstre sauvage s'étant aventuré dans le campus en pleine nuit, se dirigeant vers les dortoirs des garçons de manière inexorable. L'histoire raconte qu'il fallut plusieurs professeurs pour arrêter la bête, et que cette dernière avait pour but de dévorer l'intégralité de la population mâle de l'université. 
La réalité cependant était à la fois bien moins épique et bien moins reluisante pour la responsable qui était également victime de cette folie.
En réalité, Raïda se trouvait être à deux doigts de passer d'importants examens pour lesquels elle ne se sentait pas du tout prête, et évacuer la pression en fréquentant ses amis et ses amants n'avait pas été suffisant pour lui épargner une grosse crise de somnambulisme. 
Ainsi, complètement nue, sous sa forme de monstre, elle avait commencé à déambuler dans les couloirs, puis au dehors, à la recherche d'un "partenaire pour la saison des amours", comme elle le marmonnait dans son somnambulisme. Et à cause de son poids hors du commun pour sa carrure, et de sa force physique ahurissante qu'elle n'était pas en état de contenir, elle fut très difficile à arrêter même pour les professeurs appartenant à des espèces des puissantes physiquement. Ou tout du moins, il leur fut très difficile de l'arrêter sans lui faire trop de mal, ce qui n'était pas le but. Au final, ce fut une yuki onna de troisième année à la fac qui parvint à l'arrêter en la gelant sur place, suffisamment rapidement pour qu'elle ne brise pas la glace au fur et à mesure, mais tout en faisant en sorte de ne pas la blesser. En règle générale, Raïda ne se vante pas trop de cette histoire et fait mine d'avoir oublié ce qu'il s'est passé. Surtout qu'elle a longtemps été évitée par beaucoup de monde après ça et qu'elle s'est fait sermonner par les professeurs présents ce soir là, en plus d'avoir été obligée de fréquenter le psychologue de l'université afin de traiter son problème. 
Évidemment, les histoires de ce genre sont nombreuses, et parfois, la légende se mêle et se perd avec la réalité. 
Mais telle est la nature profonde de Raïda Daïnami, à la fois accessible et mystérieuse. 

Et en parlant de légende qui se mêlerait à la réalité, il conviendrait de conclure sur une histoire dont on ne sait pas vraiment la teneur exacte tant les diverses sources semblent avoir fantasmé quelques points de détails, mais aussi de part le fait qu'elle ne se soit pas déroulée à Shinsei. Et surtout tant la large demoiselle concernée préfère entretenir le mystère au sujet de ces étranges bruits de couloir, pour ainsi dire.

C'est donc lors de la dernière saint-valentin que Raïda s'est une fois de plus illustrée. Chacun attendait bien évidemment ses prochaines actions avec anxiété. La rumeur disait qu'elle ne savait pas cuisiner grand chose en-dehors du poisson, et qu'elle n'était pas suffisamment féminine pour confectionner de petits chocolats qu'elle offrirait à ses amis ou à ses amants. Chose qui, d'ailleurs, lui prendrait bien trop de temps en terme de préparation et surtout de livraison, disait-on. 

Cependant, ce jour si particulier de la culture japonaise se passa tout au profit de la samebito car, tel une ninja sur-entraînée, elle disparaissait littéralement lorsque la fin des cours sonnait, et nul ne parvenait à l'intercepter. Et c'est ainsi que pendant ses interclasses, elle remplissait avec maestria les casiers à chaussures de ses amis ou amants de divers friandises, s'arrangeant pour que personne ne la voit. Certains, plus extrêmes racontent qu'un shuriken à traversé la fenêtre de leur salle de classe pour venir se planté dans le bois de leurs bureau, relié par un petit fil à un paquet renfermant un chocolat unique et une petite étiquette. Cette étiquette disait "sexy choco". Par opposition, très certainement, aux "giri choco" qui n'était qu'un gage d'affection et non d’attirance quelconque. 

D'autres témoins un peu plus sérieux affirment avoir découvert des chocolats s'étant glissé dans leur boite à bento. Et sur les petits carrés de chocolat, noir, au lait, ou blanc, chacun représentant un degrés d'intimité, se retrouvait le kanji "Nami" (c'est à dire "vague") qui composait en outre le nom de famille de Raïda. Il ne pouvait donc s'agir que de son fait.
Moult témoins rapportent ainsi ce genre d'histoires, une mystérieuse personne, très certainement Raïda, ayant glissé à leur insu l'un ou l'autre chocolat dans leurs affaires. Une partie de l'histoire de ce jour fatidique raconte également que la demoiselle requin aurait remis plusieurs boites de chocolats en mains propres, à quelque privilégiés sans doute. 

Nul ne sait qui furent les chanceux à recevoir ainsi de manière cordiale leurs présents de saint valentin, mais une rumeur, bienveillante celle-ci, cours sur le fait que Raïda réserve ce traitement à ses véritables amis, ceux qui importent vraiment dans sa vie. 

Il est donc à la fois passionnant et émouvant, de constater qu'il est de notoriété publique que la femme requin sois à la fois volage, mais très fidèle à ses véritables amis. Encore une fois, ça ne sera jamais suffisamment répété : cette femme est, comme la physique quantique, pleine de joyeux paradoxes. 

 
 
 


PSEUDO


† Pseudo
► 
† Âge
► 
† Avez vous lu le règlement ?
► Okay by Luka
† Comment as-tu connu le forum
► 
Avis sur le forum

† Présence
► Fréquente
† D'autres comptes
► Maki Suraimu
† Quelque chose à rajouter jeune yokai ?
► Rero rero rero rero rero.


© ASHLING POUR LIBRE GRAPH'


Revenir en haut Aller en bas
Ange Incarné
avatar

Feuille de personnage
Level: Inconnu
Race de Monstre: ???
Karma:
200/200  (200/200)
Ange Incarné
Sexe : Masculin Messages : 238
Date de naissance : 26/11/1994
Date d'inscription : 17/10/2016
Age : 22
Emploi/Situation : Directrice
Humeur : Toujours bonne
Situation amoureuse : Mystère
MessageSujet: Re: Raïda Daïnami Lun 30 Jan - 12:10
Validée rang A, karma de 100!

Oublie pas de demander une classe tout ça tout ça, bisous sur ta fesse :p
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» J'aurai tant aimé être à sa place [PV : Nami]
» Nami.
» Une si belle journée [ PV Nami ]
» [Mission de rang S] La ville fantôme (PV: Iwasaki Nami)
» [Exemple Humain - Validée] Nami

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
 :: Il y a un début à tout :: Présentation :: Fiches validées-
Ce forum est verrouillé, vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.Sauter vers: