Joli coquelicot mesdames, Joli coquelicot nouveau ! [pv Greg Ogrmann]
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MessageSujet: Joli coquelicot mesdames, Joli coquelicot nouveau ! [pv Greg Ogrmann] Lun 14 Nov - 23:25
Chelsea venait de se lever. Aujourd’hui elle n’avait pas de cours. Pas de professeurs. Pas de feuilles. Pas de tableau. Rien. Elle sortit du dortoir, pour se laisser aller à l’air libre. Elle en avait besoin, elle venait de revenir, et avait besoin de se réapproprier l’espace qui lui était proposé.
Les oiseaux chantaient, les feuilles tombaient, le vent murmurait.
Elle s’était attachée les cheveux et seule une petite mèche rebelle dansait sur le chant du vent. Elle passa devant les édifices sportifs. Quelques coups de sifflets et cris d’encouragement venaient chatouiller les oreilles de Chelsea. Cette-dernière s’arrêta quelques secondes avant de reprendre sa route. Non, elle n’ira pas faire du sport aujourd’hui. Finalement, elle continua sa route. La sonnerie du lycée venait de retentir. Trop de bruit pour une journée qui s’annonçait tranquille. Chelsea accéléra le pas. Elle ne souhaitait pas être vue ni entendue. Elle se dirigea vers la Roseraie, et poussa la porte pour y rentrer.


Couleur. Odeur. Calme. Reposant.


“Chuuut.”


Elle avança tout doucement, passant parfois ses doigts sur les pétales des fleurs. Parfois elle s’arrêta plusieurs minutes pour admirer une fleur, une pétale, une feuille. La vie est tellement belle. La terre est capable de faire des choses tellement poétique. Des choses tellement silencieuses qu’elles en deviennent vivantes. La terre donne la vie à de petites choses si frêles, mais si fortes et puissantes à la fois.


Elle finit par s’asseoir contre un mur de la Roseraie. Chelsea ferma les yeux, respira profondément et lentement. Voilà, elle avait trouvée sa matinée parfaite. La notion du temps était partie. Loin. Elle garda les yeux fermés pendant un long moment. Elle se concentra sur les odeurs et sa respiration. Sa tête était posée contre le mur. Envie de personne, de silence, de calme, de sérénité, de rien. Juste de ça. De ces odeurs, de ces couleurs. Les couleurs aquarelles des fleurs étaient tellement inspirantes. Chelsea sourit. Elle prit sa baguette, prononça quelques mots et fit apparaître un petit calepin et une palette de peinture aquarelle accompagnée d’un pinceau. Chelsea commença quelques traits fins. Le but n’était pas de reproduire quelque chose, mais de produire quelque chose à partir de ce qu’elle respirait. Les couleurs explosaient sur la toile. Les couleurs se fracassaient entre elles de manière élégante et légère. Les courbes fines que réalisait le pinceau montrait un camaïeu de bleu, de rouge, de jaune, de vert qui se complétait harmonieusement. Tant de couleurs qui semblaient innocentes. Trop de couleurs. Finalement ce n’était qu’un vrac de couleurs. Neutres. Sans aucun sens. Plus aucun sens. Les souvenirs commencèrent à revenir. Les amis, les trahisons. Les trahisons, les pleurs, les rires. Tout refaisait surface.


Chelsea ferma les yeux, posa son calepin à côté d’elle. Elle lâcha son pinceau, qui tomba sur son calepin. Quelques éclaboussures s'écrasèrent sur  la toile. Sa respiration se fit plus saccadée, et ses yeux se couvraient de larmes. Les souvenirs font mal. Chelsea allongea ses jambes et essaya de calmer sa respiration. Elle n’était pas venue pour pleurer, mais pour être en reconstruction avec elle. Elle souhaitait se retrouver, se reconnaître. Elle avait perdue famille, amour et amis. Plus de repère. Seul quelques bâtiments de Shinsei pouvaient lui rappeler qui tout n’était pas perdu. Qu’un renouveau était possible, et que tourner la page pouvait être plus facile que prévu.


Chelsea resta figée, une main qui préserve sa baguette, les jambes tendue, la tête contre le mur et son calepin ouvert, avec sa palette et son pinceau qui traînaient là, à côté d’elle.
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MessageSujet: Re: Joli coquelicot mesdames, Joli coquelicot nouveau ! [pv Greg Ogrmann] Mar 15 Nov - 0:19
Le temps était au beau fixe. Quelques nuages duveteux dans le ciel, juste assez pour donner des airs de vacances à cette matinée. Le petit vent qui soufflait était chaud et sentait la glycine tardive. Pas de cours pour le moment. Un temps pour lui. Pour se rep.... ah. C'est vrai. Il était prof. Pas de repos pour les profs. Toujours un truc à faire. Grmpf. L'aurait mieux fait de s'asseoir sur un cactus que d'aller poster son cv au directeur, décidément.
Tiens, et s'il allait chercher des Drosera et Dionae Maxima, hum ? Histoire que ces idiots de secondes insectomophes essaient encore d'apprendre à maitriser leurs instincts animaux ? Fallait bien varier les plaisirs, passer du papier tue-mouche à la plante carnivore. Une chance qu'il n'ait pas utilisé le DDT. Quoique. Peut-être que ça les motiverait ?
Oui, ça ne se voyait pas du tout, mais Greg était légérement sur les nerfs ces derniers temps. La période "semaine de miel" de l'enseignant débutant était terminée, il commençait à réaliser à quel point il y avait du boulot avec ces élèves. Entre ceux qui ne savaient pas, ceux qui ne pouvaient pas, ceux qui ne voulaient pas, ceux qui n'étaient pas, ceux qui.... Y'avait il un seul élève dans le lot qui puisse être décrit avec une phrase positive ?
Bref. Les plantes carnivores. Jolies, si possible, histoire d'avoir un truc à regarder pendant que les lycéens joueraient les mouches à miel. Allez. Mo-ti-vé.

Greg repoussa son tas de formulaires administratifs - est-ce que la crampe du poignet était une maladie professionnelle reconnue pour les enseignants ? - et attrapa de quoi renfoncer ses habits. Il ignorait avec quoi le jardinier nourrissait ses plantes chéries, mais elles avaient une nette tendance à essayer de déguster le promeneur éloigné de la sécurité des allées centrales. Une grosse paire de gants en plastique renforcé, des bottes de sécurités, un gilet supplémentaire. Chouette, il ne lui manquait que l'épuisette pour passer pour le parfait pêcheur breton échoué en pleine terre.

Un coup d'oeil à l'horloge. Mouais. Mieux valait y aller maintenant avant que les élèves ne sortent de cours et que la roseraie ne se remplisse d'adolescents aux hormones surchauffées prêts à tester à deux le confort de tous les buissons sur les bas coté.

Greg remonta le long de l'allée centrale en direction de l'université puis tourna à droite après le Saule Cogné. Si sa mémoire était bonne, il fallait dépasser la bambouseraie, enjamber le jardin de simples dissimulés derrière et...
Et rien du tout.
Là où la menthe aurait dû cotoyer l'aconit, il n'y avait plus qu'un mur. Il pesta intérieurement. Parfois, il se croyait à Poudlard. D'un jour sur l'autre, les lieux changeaient du tout au tout. Bon. Bah il était paumé. Tant pis. Peut-être qu'en suivant le mur, il tomberait sur les Droserae. Au pire, il reviendrait ici faire demi-tour et se contenterait de regarder ses élèves se noyer dans un bocal de miel. Il regarda autour de lui pour mémoriser l'endroit puis entreprit de suivre le mur, une main en frôlant négligemment les briques tout du long.

La discrétion était une habitude chez lui. C'est sans doute pour cela qu'il perçut une respiration haletante avant d'être repéré. Après s'être machinalement arrêté pour repérer d'où venait le bruit et se préparer au pire -juste au cas où, il reprit sa route. Il faisait plein jour, c'était l'enceinte de l'établissement ; il y avait de fortes chances qu'il s'agisse d'un élève. Ses responsabilités de professeur l'obligeaient à aller voir - et en la circonstance l'arrangeaient bien, parce qu'il pourrait toujours faire comme si sa sensibilité et son empathie trop envahissantes n'étaient pas en cause.

Un peu plus loin, quelqu'un pleurait. Pas à gros sanglots, plutôt à coups de larmes baveuses trop longtemps retenues qui débordent malgré elles. C'était quelqu'un qui essayait de se calmer mais se noyait dans sa respiration trop hachée et pas assez profonde. Une jeune fille. Des cheveux d'or dévalant en cascades le long de ses épaules et cachant son visage. Quelque chose de familier. Avant de s'approcher, il vérifia les environs. Rien de menaçant à proximité. Juste un carnet d'aquarelle un peu usé à coté d'elle.

Il écarta les feuilles qui la séparaient encore d'elle lentement mais un peu plus bruquement que nécessaire, pour qu'elle l'entende arriver. Il ne voulait pas la prendre en traitre. Tout le monde avait le droit de pleurer. Si elle le repoussait, il la laisserait tranquille selon ses souhaits.

Ses cheveux bougèrent, glissèrent, dévoilant sa face alors qu'il s'approchait. Un court instant, le visage qu'il avait instinctivement formé dans sa tête se superposa à celui qu'il avait sous les yeux sans pour autant se confondre. Celui qu'il imaginait était plus poupin. Plus enfantin. Le visage d'une presque enfant là où il se trouvait face à une adulescente. Oui, il la connaissait. Presque.
Jayden
Pardon ?
Chelsea Jayden. Forêt, couvre-feu, tout ça.

Ca datait de l'époque des rondes alors ? Il ne gardait pas un souvenir très net de ces mois là. Trop occupé à ne pas devenir fou.
Jolies gambettes.
Quoi ?
Millie avait profité de sa légére distraction pour poser un oeil expert sur ses mollets. Greg, légérement rougissant, se força à regarder ailleurs avant que l'adulescente ne se décide à venir le gifler.
Pervers.
Je te parle de beauté, tu me parles d'hormones. Philistin !
Dis adieu à tes mots croisés force 4, fanfaron.


Avec lenteur, il s'accroupit en face d'elle, s'assurant de rester stable sur ses appuis et lui parla avec lenteur. Il se sentait comme un dresseur d'animaux devant un cert blessé ; l'animal avait probablement besoin d'aide, mais il pouvait aussi se relever et l'encorner...

- Chelsea, c'est ça ? Je suis Greg Ogramann. Tu te rappelles de moi ?

D'une main, il lui tendit un paquet de mouchoirs plein. Qu'elle lui demande de partir ou non, elle aurait besoin de se dégager les sinus.

- Que t'arrive t il ?
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MessageSujet: Re: Joli coquelicot mesdames, Joli coquelicot nouveau ! [pv Greg Ogrmann] Lun 21 Nov - 22:50
"Que t'arrive t il ?"

Quelqu'un était là. Une voix qui ne lui était pas indifférente, mais impossible de remettre un visage sur cette personne. Greg Ogramann. Chelsea restait là, avec son visage enfouit entre ses bras. Elle se mordit les lèvres et leva la tête doucement. Elle sourit en voyant Greg Ogramann. Alias le gars qui est venue à sa recherche quand elle jouait les ados fugueuses. Elle se mit à rire. Que c'est gênant.

Elle prit le paquet de mouchoir accompagné d'un petit "merci" à peine audible. Elle s’essuya le bords des yeux, avant de remarquer que le mouchoir était totalement noir. Et elle se remit à rire. Quelle honte. Bah dis donc, pas très présentable hein. Bref. En fin, elle fixa l'homme droit devant elle, qui faisait... Grand. Fort. A côté d'elle, qui était là contre le mur assise sur ses fesses les jambes tendues. Bah Bravo !

Elle finit par rire en levant les yeux au ciel avant de regarder derrière l'homme. Droit vers quelques Coquelicot qui poussaient là.

"C'est beau hein ?"


Elle haussa les épaules et se leva, en  oubliant même son calepin ouvert sur un dessin... Hmm... Coloré... Hmm... Totalement incompréhensible. Ah ! peut-être dans ce sens là ? Non. En fait non. Bref. Elle se leva et se dirigea vers des fleurs situées derrière Greg.

"C'est beau pour les yeux, mais pas que. Tous ça, sa sent si bon. C'est si beau. Si reposant."

Chelsea respira profondément.

"Au fait, bonjour Greg."

Elle sourit en se souvenant de la galère qu'elle lui avais fait subir. Quelle salle gosse quand même. Elle haussa ses épaules et se rapprocha de Greg.

"Je suis désolée, tu as du me haïr quand... Tu te souviens ? Quand je n'ai pas respecté le couvre-feu, et que...."

Elle fronça les sourcils et se recula un peu. Pas d'uniforme donc ce n'était pas un élève. Des traits plus marqués. Certes mais ça ne prouve rien. Elle fixa l'homme en essayant de comprendre.

"Qui êtes-vous ?"
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MessageSujet: Re: Joli coquelicot mesdames, Joli coquelicot nouveau ! [pv Greg Ogrmann] Lun 21 Nov - 23:33
C'était bien Chelsea, il en eut l'ultime conviction en l'entendant rire. Greg pouvait oublier un visage, mais une voix... Une voix, c'était bien plus personnelle qu'une apparence ou qu'un corps. C'était l'expression d'une âme - et la preuve en était que si Greg ne copiait rien de physique, sa voix était tout de même changée lorsqu'une copie prenait possession de son corps.

Chelsea, donc. Elle avait bien grandi. Ses yeux ne se détachèrent pas de son visage tandis qu'elle se tamponnait les yeux de ses mouchoirs, cherchant à distinguer ses traits enfantins sous le visage délicatement adulte qu'elle arborait désormais. Ils ressortirent un peu plus lorsque son mascara étalé lui fit des yeux de panda - un adorable panda à la pelure d'or fluide. Les yeux brillants disparaissaient sous le noir du maquillage et la bouche s'entrouvrait pour laisser échapper un rire mi-géné mi-soulagé, lui otant cet air désespéré et trop adulte qui l'avait fait douter un instant. Il esquissa un bref sourire envoyant l'enfant transparaitre sous l'adolescente en pleurs puis en rire. Plus besoin de Millie pour le guider, finalement. Il se rappelait. Pas des détails, mais de ces à-coups de sensations qui marquent les souvenirs vivaces : la lueur d'un rayon de lune frappant une méche de cheveux, l'odeur de terre humide et de moisissure décrépie, le silence de la nuit rythmé par les battements de coeur. Et le cri des loup-garous bien sûr. C'était pour ça qu'il avait dû lui courir après. La pleine lune. Quelle idiote elle avait été à l'époque !

Le doppleganger jeta un coup d'oeil à ses cotés en y repensant - et remarqua, avec une étrange fierté un peu amére qu'elle avait gagné en prudence ce qu'elle avait perdu en innocence. Son sceptre reposait juste à coté de sa cuisse, tout juste à portée de main. Si jamais il n'avait pas eu de bonnes intentions, elle ne se serait pas laissée faire. Vigilance maximale ! comme il le répétait à ses élèves. Aucun endroit n'était sûr. Aucun. Même cette académie.

Son sourire disparut, en même temps que la nostalgie. Ils n'étaient plus au bon vieux temps. Plus de lycée, plus d'innocence, plus de rêve candide. Ils avaient tous grandi et pas forcément dans le bon sens du terme. Ses larmes avaient elles un rapport avec cette période ? Peut-être. Cela faisait quatre ans mais nombre d'élèves - et de professeurs - n'avaient jamais pu faire le deuil de cette époque.

Si c'était beau ? De quoi? Il jeta un oeil vers ce qu'elle désignait. Des fleurs. Des coquelicots. La consolation en langage des fleurs, lui souffla un recoin de son cerveau. C'était probablement adapté en la circonstance. D'ailleurs, maintenant qu'il y pensait, il y en avait partout dans la roseraie. C'était une mauvaise herbe, mais quand même... y'avait il un message là dessous ? Ou réfléchissait il trop ? Non, ce n'était pas le moment d'y penser. Il acquiesça sans répondre. Vu le ton de sa voix, elle n'attendait pas de réponse. Ce n'était qu'une réflexion, une pensée énoncée à voix haute.

Elle finit par se ressaisir enfin, prenant conscience de qui il était. Il se tendit légérement en la voyant s'approcher de lui - bien qu'il conserve un souvenir agréable d'elle, ce n'était jamais agréable de sentir quelqu'un à portée de contact.

"Oui, je me souviens de toi, lui répondit il, un peu amusé. Je n'ai pas eu à récupérer beaucoup d'autres élèves dans la forêt un soir de pleine lune..."

Sa voix diminua alors qu'une note d'inquiétude apparaissait dans les yeux de Chelsea et qu'elle reculait précipitamment. Qui il était ? Instinctivement, il vérifia qu'il controlait la situation mentalement... Mais non, il était bien lui-même. Les autres étaient sages. Mais que voulait-elle dire ? Il pencha la tête, leva la main droite pour lui faire signe qu'il ne comprenait pas où elle voulait en venir puis réalisa lorsque l'affreux tissu ecossais de sa veste lui sauta au visage. Son accoutrement. Pas d'uniforme et surtout des grosses bottes, un gilet horrible et des gants rose barbie. Ca pouvait effectivement prêter à confusion. Il devait plus faire clodo que professeur là tout de suite.

"Greg, prof au lycée" répondit-il briévement, préférant la calmer au détriment de la qualité de la langue. "Ca" et cette fois ci, il désigna son accoutrement d'un geste fluide de la main et en soupirant profondément "c'est ce que je porte quand je vais dompter les Droserae. Longue histoire. Disons juste que le jardinier est un peu trop coulant avec elles."

Aie, elle n'était pas si prudente que ça, réalisa t il. Au sol gisaient encore ses affaires. Son sac. Un calepin à dessin. Sa baguette. Il en ressentit un curieux mélange de déception et d'apaisement. Elle ne le considérait pas comme un danger. Enfin, jusqu'à cette dernière minute. Du bout du doigt, il pointa son sceptre."Maintenant, si tu veux me coller contre un mur et me coller un sort dans la tête, je te conseille de ne pas oublier tes affaires." Ca sonnait beaucoup moins drôle que dans sa tête, aie...
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MessageSujet: Re: Joli coquelicot mesdames, Joli coquelicot nouveau ! [pv Greg Ogrmann] Ven 27 Jan - 23:18
"Maintenant, si tu veux me coller contre un mur et me coller un sort dans la tête, je te conseille de ne pas oublier tes affaires."

Chelsea haussa un sourcil, avant de pencher sa tête sur le côté pour apercevoir sa baguette. Ah oui, c’est exact. Elle ne l’avait pas sur elle, ce qui était plutôt rare. Elle soupira, désespérée d’elle même. Elle s’avança pour aller la chercher, se pencha et la ramassa.
Elle s'examina en quelques secondes, c’était sur qu’avec son sweat gris trop grand pour elle ses cheveux rassemblés en vrac grâce à un élastique, et son pantalon vert, elle avait l’air banale. Sans rien d'exceptionnel. Elle soupira encore une fois, peut-être qu’elle n’était rien d’exceptionnel finalement. Elle fixa l’homme, qui avait dans son regard un air amusé, mais… Pas que. Une pointe de colère ? Ou de déception ? Elle passa doucement sa main dans ses cheveux, avant de frotter son front délicatement en fermant ses yeux.

“Pourquoi je ferai ça ?”

L’homme ne représentait pas un danger immédiat. Rien qui ne ressemblait à une arme à feu, des crocs acérés. Bref. La vie en forêt venait de se terminer une deuxième fois. Les vols avaient cessés. Les nuits à la belle étoile étaient terminées. Plus rien de tout ça n’était encore d’actualité. Elle pouvait souffler, et prendre conscience que la vie à la sauvage n’existait plus. Elle qui avait passé ses premières nuits dans sa chambres allongée par terre dans un coin de la pièce.
Chelsea se ressaisit et tourna sa tête vers sa gauche. Finalement c’est un endroit calme et reposant. Elle qui n’était pas beaucoup venue quand elle était au lycée. Même qui était si rarement venue. A part pour ses cours de biologie ou de dessin, jamais elle était venue d’elle-même dans cet endroit.
Chelsea se balada dans l’allée en faisant quelques pas, ignorant presque l’homme qui était là. Ses dessins trainaient encore près du mur où elle était assise un peu plus tôt.

“Hmm, désolée de vous dire ça mais…. Vous ne m'annoncez rien de bien méchant.”

Un petit rire sortit de sa bouche. C’est vrai quoi, cet homme ne fait pas peur. Elle se retourna et alla chercher son calepin. Elle le ramassa et le tendit vers l’homme.

“Dites, pour cette partie là, ici, vous pensez que je devrais mettre quelle couleur ? Du froid ou du chaud ? Je n’arrive pas à me décider, trop de choses se bousculent dans ma tête en ce moment.”
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MessageSujet: Re: Joli coquelicot mesdames, Joli coquelicot nouveau ! [pv Greg Ogrmann] Sam 28 Jan - 19:52
Pourquoi elle ferait ça ?

Euh...

Bah, bonne question. Pourquoi si peu d'élèves se la posaient à son sujet ? La semaine dernière par exemple, une succube avait tenté de se faire les griffes sur sa couenne. Pourquoi ? "Parce que." C'était la seule réponse qu'elle lui avait accordée. Il était là, elle s'était dit pourquoi pas?, elle avait attaqué. En fait, vu le regard qu'elle lui avait lancé, c'était plutôt lui l'imbécile entre eux deux.

Pourquoi ? Mais parce que !

Alors si Chelsea ne voyait aucune raison de l'attaquer et par conséquent ne l'attaquait pas, il n'y verrait aucun mal. Au contraire. C'était tellement rare de cotoyer quelqu'un de cohérent qu'il allait au contraire savourer ça !

Ah, mais il y avait une raison finalement. "Pas bien méchant ?" Ah ah ah. Une chose était certaine, elle n'était plus au lycée. Ses élèves ne partageaient pas cette idée là ! Ses collègues non plus d'ailleurs. Tout ça parce que Greg s'entendait bien avec le sergent-militaire en sport et avait collé sa collègue au sol. Tssss. Petites natures. Enfin, ça le soulageait pour une fois de passer pour inoffensif - et que la personne d'en face n'en profite pas. Il n'irait pas jusqu'à baisser sa garde, mais voilà, il pouvait un chouia se détendre. Du genre arrêter d'être crispé comme un grain de mais sauteur en train de griller du coté de l'arrière train.

Aussi lorsqu'elle lui tendit son calepin se contenta t il de rester sur ses appuis sans reculer. Inoffensif, on a dit ! De ses mains habillées de gros caoutchouc, il attrapa le dessin. Y jeta un oeil d'amateur. Enfin, essaya. Dans sa tête, tous les artistes du dimanche essayèrent de faire entendre leur petit conseil. Trop de dessin, pas assez de hachures, regarde moi cette aquarelle, et les ombres peuchère ?, vraiment troooop figuratif... Oh hey, la ferme ! C'est pas à vous qu'on a demandé !

"Je n'y connais rien mais je te dirais bien d'y mettre une teinte chaude. Les couleurs sont trop froides, rien n'attire l'oeil. Rouge vif peut-être pour accentuer le contraste avec le vert de cette tige ?"

Du doigt il lui désigna la tige en question. Souple et d'un seul trait, elle isolait toute une partie du dessin et enfermait le regard. Si elle ne faisait rien à ce sujet, l'impression d'enfermement resterait un peu trop présente pour un paysage aussi verdoyant.

"Ou orange peut-être, un orange flanboyant. A moins que tu ne veuilles justement garder ce coté... triste ? Nostalgique ?  C'est ce que je ressens en tout cas devant ce dessin."

Peut-être pas tout à fait triste ou nostalgique. Il ne trouvait plus le mot. Quelque chose en lien avec le coté éphémère du temps, avec le passé qui s'estompait mais colorait néanmoins le présent. Ah, ça l'agaçait tellement de ne pas arriver à s'expliquer ! Lui prof ? Quelle blague ! Agacé contre lui même, il lui retendit son calepin.
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